jeudi 27 décembre 2007

rigole le condamné à mort


libéré de tout devoir




S'en branler


le long de la ligne verte


Se marrer




Je suis une huitre


Cadenasser sur l'envie


Je suis la solitude


Merci ma mie




Je suis la mort


Je suis la joie


Je suis un chat


Tant pis maman




Je suis l'angoisse


Le planant zep'lin


Le Déambulant zombie


L'homme invisible




Je suis une huitre


Sur un plateau


de fruits de mer


de moules avariées




Je suis la solitude


Mortelle étincelle


Voguant entre plénitude


Et décrépitude




Je suis l'attente


De sincérité absolue


Menteur pas tenté


Ivrogne déjanté





je suis la désillusion
la marée noire
le sanglant cafard
un bonne tête de con

mardi 28 août 2007

Que restera-t-il aux aveugles pour pleurer?

Pour le plaisir de parler pour ne rien dire, je vais juste écrire un post, comme ça, au hasard, dans le vent qui charrie des nuages de non-sens et de sujets galvaudés et d'écrevisses américaines. Si le temps qui passe était une voiture, il serait une 304 break toutes options. S'il était un animal, une sittelle torchepot. Un monument historique, la pyramide du Louvre. Mais que neni, point de balbutiement inopportun, de chat mal écrasé (elle n'est pas de moi), de coup de trafalgar square, non, je dis stop, in the name of love. En passant derrière chez nous, j'y ai constaté avec effroi qu'une pince à linge avait disparue. L'absence éhonté de toute morale, pour ne pas dire d'éthique, me laisse pantois, pas vous? Et que dire des marchands de servitude qui s'égrainent aux margelles de la folie. Rien. Justement, rien.

Le blog de Nousdeuxalenvers n'est pas mort. Non. Sérieusement mal en point peut être, mais tant que coulera du sang dans les veines gonflées par l'exaspération de la déchéance de mon surmoi, tant que par ce processus malsain que l'on ose appeler la vie, les muscles étiques de mes majeurs et index de divers bords seront irrigués par suffisamment d'oxygène, je pourrirai la toile d'inepties inertes que seul mon ami Jérémie, tel un Mohican, dans un élan d'abnégation rarement observé jusqu'à lors en se fadant régulièrement la lecture des innombrables fautes d'orthographes et de grammaires, la ponctuation désastreuse de ses phrases qui ne s'arrêtent jamais pas un point pas une virgule rien, me contraint dans une dernière pulsion, que dis-je, un dernier spasme, à rédiger, la bite derrière l'oreille, le couteau en travers de la gorge, la fleur au fusil.

Je bouclerai ce tissu de calomnies bâclées en ne citant pas Larochefoucault: C'est au pied du mur qu'on le voit le mieux. Je me répète, mais j'en suis pas si sûr.


Au revoir et merci.