dimanche 14 octobre 2012

le post II, le retour

Les chiens bleus hurlent à la mort! Il n'y a plus que les pilotes anonymes pour croire que dans cette vie là, nous pourront continuer à foncer tête baissée, le vent dans les dents, les yeux figés sur l'horizon, fou. Ne sommes-nous pas déjà mort? La puissance de cette exaltation que tu ressens à ce moment ne correspond-elle pas à l'implacable pulsion, à cette immuable tentation, à cette volonté que tu as de tout détruire, tout simplement? Les démons de minuits pourchassant la gueuse jusque dans dans les agapes dominicales, en compagnie de tes muses familiales, te feront dégueuler jusqu'à l'ultime soupçon d'autosatisfaction que tu pouvais planquer là. Ah! mais moi je sais... Je te regarde et je te connais, par cœur. Je te vois et je te sais, perdu, honteux, malade de n'être que toi. Mais j'avoue que tu t'en tire bien. Aux jeux de l'illusion, tu excelles. Et tu voudrais et les dupes eux, y croient. Si seulement ils avaient le courage de regarder, de voir, ils sauraient que comme toi, ils jouent à ce jeu maudit de n'être qu'eux même, ils se rendraient compte que dans la partie sordide que tous parodie dès le petit matin, personne ne peut doubler l'autre, personne ne peut mentir à celui qui tout au fond se meurt de ne pouvoir être, seulement exister pour ce qu'il est et rien d'autre, n'être que soit, qu'elle terrible sort, n'être que soit, tout seul face à la mort!

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