lundi 29 décembre 2008

Boom Boom Boom Boom


En quittant Tongariro National Parc, nous regagnons Taupo où nous avions prévu de dormir dans le camping gratuit que met la municipalité à disposition des zonards dans notre genre. Petite précaution intelligente qui permet d'éviter de les voir squatter tous les parkings de la ville.
Rudimentaire, pas de douche ni d'électricité, mais le but est d'y passer la nuit et non d'y rester à domicile pour les vacances.
En arrivant à Taupo il pleut comme vache qui pisse. Rien d'autre à foutre que d'aller au ciné ou au bistrot. Nous y ferons les deux.

Depuis la terrasse du café nous apercevons une petite pancarte qui attire l'attention de Nono. Une auberge de jeunesse propose des chambres doubles pour moins de 55 dollars. Rien d'extraordinaire, c'est le prix, mais l'idée saugrenue de dormir dans un lit et de prendre une douche, voir même de faire sécher nos affaires, nous traverse l'esprit. On avale notre chopine et on fonce à l'auberge voir s'il reste de la place. Plus qu'une chambre de libre, un peu bruyante nous avertit on, mais c'est cinq dollars de moins. Génial. Un peu de bruit ne nous a jamais fait peur. Nous prenons la chambre.

Douche chaude, étalage des affaires mouillées et on file au cinéma. On voit "L'invité" dans la plus petite salle du monde, 11 places, et puis on rentre se coucher.

Un peu bruyante est la chambre en effet. Sous nos fenêtres il y a une terrasse, et sur cette terrasse, un homme joue de la guitare et chante le blues. C'est fort mais on peut le faire. Nous sommes suffisamment fatigués. A vrai dire, nous tombons de fatigue. On se couche et on ferme les yeux. Nous commençons à sombrer dans une douce torpeur lorsque tout à coup:"BOUM BOUM BOUM PAM PAM PAM TLANG TLANG TLANG ET PCH ET PCH ET PCH ET TACATACATAC VROUFF VRAM PANG!!!!!" dans nos oreilles. Où est passé le bon John Lee Hooker et ses boom boom boom boom? Une transe-gore-psycho-techno débile à pris le relais. Tous les murs tremblent. On entend pas vraiment la musique mais les bass circulent plus librement que l'air dans tout l'immeuble. La porte vibre, la fenêtre grésille, l'évier secoue et le plafond menace de s'effondrer. C'est horrible, intenable. Il parait qu'ils passaient des albums de Blackmétal aux prisonniers de Gantanamo, enfermés dans une cellule, le son à fond et pendant des heures. Barbares. Nous devons reconnaitre que cela pourrait être pire. Une soirée spéciale Lara Fabian et nousdeux auraient été retrouvé mort au petit matin. Finalement la fiesta prend fin à trois heures du mat. Nous étions à deux doigts de la crise de nerf. Lorsque le dernier POOM se fait entendre il nous reste 5 heure de répis avant que la première machine à laver ne soit lancé.

8:00 AM donc. Debout. Nous prenons notre petit déjeuner au milieu des autres pensionnaires plus ou moins mongole et on se sauve de ce lieu maléfique.

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