mercredi 21 janvier 2009

The Holy Town

On se lève tôt et après le petit déjeuner, on décolle. Aux alentours de 10 heures, nous entrons dans la capitale Néo Zélandaise. Le ferry jettera les amarres à une heure cet après midi, cela nous laisse un peu de temps pour une petite ballade en ville. Nous profitons de l'escale pour acheter un remède à notre féroce crainte numéro deux: les insectes suceurs de sang de l'île sud. On achète du répulsif en spray dans une petite pharmacie en se disant que pluies, moustiques et territoires sauvages peuvent très bien être les ingrédients d'un mois chargé en longs moments de solitudes. On s'en fout, on s'aime. On fonce prendre le ferry. L'aventure, c'est l'aventure.
Le temps est au grand beau. Nous nous installons sur le pont avant et commençons à cramer. C'est parti pour trois heures de traversée. Au dessus du bateau, suspendus à des courants invisibles, des fous austraux glissent sans effort. Avec leur casque orange et leur lunettes de pilote sur le bec, ils sont des Saint-Exupéry déjantés et silencieux. Avec autant d'aisance et de majesté, des dauphins bleus et blancs bondissent dans les vagues. Pendant une bonne partie du voyage, Nousdeux sont les spectateurs ahuris et envieux de ces virtuoses des airs et des mers. Bientôt, les côtes dénudés de l'île sud sont en vue. Nous nous enfonçons dans le splendide Queen Charlotte Sound, canal naturel qui mène au port de Picton, porte d'entrée maritime de l'île. A quelques centaines de mètres du quai, le bateau fait un demi tour et accoste gentiment. Trente minutes plus tard, la Honda fend la bise et nous roulons fenêtres ouvertes sur la highway number 1, direction Blenheim, puis St Arnaud, première étape logique de notre périple sudiste.



Les 150 kilomètres sont avalés en 1h30 et nous pénétrons dans la ville sainte aux alentours de 18h. Là, un petit camping du DOC (Departement of Conservation, prononcez deuque) nous sert de camp de base. Installations minimales, prix imbattables et peu de monde. Nous sommes ravis d'arriver.
Il fait toujours aussi chaud et on transpire encore un peu le temps de planter la tente. Comme prévu, il ne faut pas longtemps pour voir débarquer les fameuses sandflies, ces petites mouches presque incapable de voler mais qui, une fois qu'elles vous ont trouvé, ne vous quitte plus et vous vampirise sans aucun répit. C'est l'heure de tester répulsif, sorte d'alcool à brûler chimique à la vague odeur citronné. Ça pue mais ça marche. Les mouches battent en retraite. L'odeur est parfaitement immonde et sous les effets du machin la peau gratte et se dessèche. Du coup, la question se pose. Qu'est ce qui est le mieux: finir dans un asile psychiatrique à cause des attaques incessantes des mouches où le cancer de la peau? Puis finalement, on s'accommode. Les derniers rayons de soleil n'illumine plus que de lointains nuages et il est l'heure de mettre une épaisseur supplémentaire. Une douche, un bon plat de pâtes, et la nuit s'installe. Nous nous réfugions dans notre tente. Nous partons demain pour trois jours de marche dans le Nelson National Park.






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